Haïti
Les manifestants revendiquent la tenue du second tour de la présidentielle dans les plus brefs délais.
C’est avec leur carte d‘électeurs en main que les Haïtiens ont exprimé leur colère ce dimanche dans les rues de la capitale Port-au-Prince. En cause, la non-tenue du second tour de la présidentielle à la date butoire du 24 avril comme prévu dans l’accord de sortie de crise endossé par le gouvernement de transition dirigé par Jocelerme Privert.
La commission électorale a fait savoir qu’elle pourrait proposer un nouveau calendrier d’ici trois semaines. Une perspective rejetée par l’opposition qui pointe du doigt des manœuvres dilatoires visant à faire perpétuer la transition.
Le Conseil National des Ingenieurs se retire de la Commission de Falsification Electorale de Privert
— Stanley Lucas (Stanleylucas01) 21 avril 2016radiokiskeyapic.twitter.com/ZbeURYbZVu
Les résultats du premier tour de la présidentielle tenue fin octobre 2015 ont placé le candidat du pouvoir Jovenel Moïse en tête devant Jude Célestin opposé au président sortant Michel Martelly. Un scrutin entaché d’irrégularité selon Jovenel Moïse.
Les revendications de l’opposition pour une plus grande transparence du processus électoral lors du second tour ont conduit au blocage politique et à la mise en place d’un gouvernement de transition dont le mandat s’achève en principe le 14 mai prochain. Après l‘échec de l’organisation de ce second tour, les manifestants proches de l’opposition veulent à présent renvoyer le gouvernement devant les députés pour qu’il soit démis de ses fonctions.
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