Burkina Faso
Eddie Constance Komboïgo, le chef du parti de l’ex-président burkinabè Blaise Compaoré, a été inculpé par le Tribunal militaire de Ouagadougou pour “attentat à la sûreté de l’Etat” et “complicité d’assassinat”, a-t-on appris vendredi de source sécuritaire.
Le patron du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) avait quitté le Burkina quelques jours avant le coup d’Etat perpétré le 17 septembre par le Régiment de sécurité présidentielle (RSP), l’ancienne garde prétorienne de Compaoré. Komboïgo a été interpellé le samedi dernier au lendemain de son retour au Burkina.
Plusieurs membres du CDP dont Léonce Koné, un des vice-présidents du parti, ont été inculpés dans cette affaire.
Le chef du parti de Compaoré avait vu sa candidature à l‘élection présidentielle rejetée par le Conseil constitutionnel en application d’une loi controversée votée en avril 2015, interdisant aux pro-Compaoré de se présenter lors des élections de novembre qui ont mis fin au régime de transition au Burkina Faso.
L’exclusion des pro-Compaoré des élections législatives et présidentielle a été une des raisons fondamentales évoquées par le RSP pour justifier son coup d’Etat.
Eddie Komboïgo est le deuxième chef d’un parti politique dans ce dossier après l’arrestation et l’inculpation de Me Hermann Yaméogo, leader de l’Union pour la démocratie et le développement (UNDD), un petit parti pro-Compaoré.
01:00
Arrêt sur images du 30 septembre 2026 : le Burkina inaugure sa raffinerie d'or
01:03
Maroc : le maire de Tanger en garde à vue pour irrégularités électorales
01:00
Raids anti‑LGBTQ en Turquie : 150 manifestants interpellés à Istanbul
01:59
Afrique du Sud : une commission enquête sur les liens entre politique et criminalité
01:23
L ’Afrique du Sud extrade six Nigérians vers les États-Unis
01:25
Le Népal commémore le premier anniversaire du soulèvement de la Gen Z