Kenya
Des centaines de Burundais se sont rassemblés lundi devant leur ambassade à Nairobi, dans un climat d'inquiétude, après la décision du gouvernement kényan d'imposer un délai de 90 jours aux ressortissants étrangers pour mettre à jour leurs documents administratifs, notamment les permis de travail, licences commerciales et autres autorisations.
Cette mesure intervient alors que les autorités cherchent à mieux encadrer les activités économiques des étrangers. Une partie de l'opinion publique kényane accuse en effet les travailleurs migrants d'occuper des emplois peu qualifiés et de concurrencer les petits commerçants locaux.
Face à ces critiques, le président William Ruto a demandé au Parlement d'élargir un projet de loi visant à garantir une participation plus équitable des Kényans dans les petites entreprises. De leur côté, les autorités assurent que cette opération de régularisation vise avant tout à faire respecter la législation et à protéger les ressortissants étrangers installés dans le pays.
Sur le terrain, la décision a toutefois provoqué un vent de panique. Devant l'ambassade du Burundi, de nombreux ressortissants faisaient la queue pour obtenir ou renouveler leurs documents, tandis que d'autres envisageaient déjà un retour au pays. Certains dénoncent un climat devenu hostile, affirmant être victimes de harcèlement, voire d'agressions, malgré leur situation régulière.
À ce stade, le gouvernement burundais n'a pas encore réagi officiellement à cette nouvelle politique mise en œuvre par les autorités kényanes.
01:04
Europe : les contrôles biométriques se renforcent pour les voyageurs africains
01:04
France : 14 personnes jugées pour la mort de 31 migrants dans la Manche
00:57
Royaume-Uni : des manifestants anti-immigration perturbent le port de Douvres
01:31
UE : cinq pays veulent créer des « centres de retour » hors d’Europe
02:28
Yémen : des migrants africains bloqués à la frontière avec l'Arabie saoudite
01:05
Afrique du Sud : une manifestation anti-migrants dégénère en violences à Durban