Guinée-Bissau
La Guinée-Bissau s’apprête à voter sur une réforme constitutionnelle qui pourrait profondément modifier l’équilibre des pouvoirs. Le 30 août, les électeurs sont appelés à se prononcer sur un nouveau texte proposé par les autorités militaires arrivées au pouvoir après le coup d’État de novembre dernier.
La principale évolution concerne le rôle du président. Le projet prévoit de passer d’un régime parlementaire à un système présidentiel renforcé, donnant au chef de l’État le pouvoir de nommer et de révoquer le Premier ministre et les membres du gouvernement, mais aussi de créer ou supprimer des ministères et de dissoudre le Parlement en cas de crise politique.
La réforme prévoit également une réduction du nombre de députés, de 102 à 65, ainsi qu’une diminution des circonscriptions électorales. Des observateurs craignent que ces changements ne réduisent l’influence de certains partis politiques disposant d’un fort ancrage local et ne concentrent davantage le pouvoir entre les mains de l’exécutif.
Ce référendum intervient quelques mois avant les élections présidentielle et législatives prévues en décembre. Dans ce pays marqué par des décennies d’instabilité politique et plusieurs coups d’État, le scrutin est considéré comme un moment clé pour l’avenir démocratique de la Guinée-Bissau.
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