Rwanda
Le président rwandais Paul Kagame durcit le ton sur le dossier des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Lors d’une conférence de presse à Kigali, il a jugé "superficielles" les initiatives de désarmement annoncées autour de ce groupe armé, estimant qu’elles ne s’attaquent pas aux causes profondes de la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo.
Sans citer directement le récent protocole conclu entre Kinshasa et les FDLR, annoncé en juillet, Paul Kagame affirme que le Rwanda restera concerné tant que cette menace ne sera pas réglée. Pour Kigali, la neutralisation de ce mouvement demeure une condition essentielle pour parvenir à une paix durable dans la région des Grands Lacs.
Les FDLR, composées à l’origine en partie d’anciens membres de milices impliquées dans le génocide contre les Tutsis de 1994, sont depuis longtemps au centre des tensions entre la RDC et le Rwanda. Kigali accuse régulièrement ce groupe de représenter une menace pour sa sécurité.
Cette prise de position intervient alors que les efforts diplomatiques se poursuivent pour tenter de mettre fin au conflit dans l’est congolais. Le Rwanda critique également les sanctions internationales visant Kigali, estimant qu’elles compliquent davantage la recherche d’une solution.
À travers ses déclarations, Paul Kagame maintient la pression sur Kinshasa et rappelle que la question des FDLR reste au cœur des tensions entre les deux pays.
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