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A El-Obeid, des femmes affirment avoir été violées par des membres des FSR

A El-Obeid, des femmes affirment avoir été violées par des membres des FSR
Nadra Mohamed Ahmed dans sa tente du camp d'El-Afadh, à Al Dabbah, au Soudan, le 17 novembre 2025.   -  
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Soudan

Au Soudan, des femmes déplacées et hébergées dans un camp à El-Obeid affirment avoir été violées par des membres des Forces de soutien rapide (FSR) devant leurs enfants.

Elles racontent leur traumatisme pour alerter sur les violences sexuelles endémiques qui frappent les femmes dans la guerre qui ravage le pays.

"J'ai décidé de prendre la parole car ce qui m'est arrivé est arrivé à de nombreuses femmes pendant la guerre, notamment au Kordofan du Sud, la région d'où nous avons été déplacées. La population y a énormément souffert", explique Hajjah Ibrahim Ali.

Depuis le début de la guerre au Soudan il y a plus de trois ans, les violences sexuelles sont utilisées comme une arme pour "terroriser et traumatiser les civils" selon le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme.

Ces pratiques sont partagées par les paramilitaires et l'armée soudanaise et pourraient constituer des crimes de guerre, soulignait fin juin le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Volker Türk.

"Depuis ce moment-là, je n'ai plus l'esprit tranquille et, chaque fois que j'y repense, je me sens épuisé", raconte Siham Omar. "J'ai tellement de choses en moi que j'aimerais dire, et mon esprit n'est tout simplement pas en paix."

Désormais réfugiées dans la capitale du Kordofan du Nord, ces femmes sont loin d'être à nouveau en sécurité alors qu'El Obeid reste dans le viseur des paramilitaires.

"Depuis notre arrivée à El-Obeid, nous ne sommes jamais à l'aise car nous devons constamment lutter pour subvenir aux besoins de nos enfants", regrette Hajjah Ibrahim Ali.

Fin juillet, l'armée soudanaise a annoncé avoir repris un axe routier majeur reliant Khartoum à El-Obeid.

Mais l'agence onusienne pour les femmes continue d'alerter sur les risques de violences sexuelles qui pèsent sur les femmes dans la capitale du Kordofan du Nord, établissant une comparaison avec les atrocités commises à El-Fasher en 2025.

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