République démocratique du Congo
Un chef de file de l'opposition en République démocratique du Congo a déclaré lundi qu'il s'était vu interdire de quitter le pays et qu'on lui avait retiré son passeport.
Delly Sesanga, qui dirige le parti Envol a qualifié cette mesure d'« intimidation » dans un contexte de tensions avec le gouvernement. Ancien ministre et ancien député, il est l’un des principaux membres d’une nouvelle coalition opposée aux initiatives, la C64 (Coalition Article 64), qui vise à modifier la Constitution afin de permettre au président Felix Tshisekedi de rester au pouvoir.
À plus de deux ans de la prochaine élection présidentielle en RDC, un projet de loi portant sur l’organisation d’un référendum sur la réforme constitutionnelle a été adopté par le Parlement au début du mois.
Ce projet de loi pourrait ouvrir la voie à un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi, âgé de 63 ans, dont le deuxième – et, selon les règles actuelles très strictes, dernier – mandat de cinq ans prend fin en décembre 2028.
Un rassemblement de l’opposition organisé le 12 juin dans la capitale, Kinshasa, pour dénoncer une tentative de « coup d’État constitutionnel », a été réprimé. Plusieurs figures de l’opposition, dont M. Sesanga, ont été blessées lors d’affrontements avec des militants pro-gouvernementaux et la police.
Le bureau du Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a condamné la mort d’au moins un manifestant. Un autre rassemblement est prévu le 8 juillet.
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