Mali
Plusieurs médias sur place indiquent que la centrale thermique de cette cité historique de Tombouctou est complètement à l'arrêt, empêchant le fonctionnement de la compagnie publique d'électricité, EDM, et de la société de gestion de l'eau potable, Somagep.
Les habitants évoquent des températures de plus de 40 degrés à l'ombre en cette période.
Nombreux sont ceux qui attribuent ces pénuries au blocus de carburant que subit le Mali depuis septembre 2025.
« Tout est lié à la pénurie de carburant », ont déclaré plusieurs habitants à RFI.
Le JNIM a exploité l'enclavement du Mali pour bloquer les voies d'approvisionnement, paralysant ainsi le pays ; le groupe affilié à Al-Qaïda dont l'objectif est de déstabiliser la junte malienne et d'établir une République islamique. Depuis le début du blocus des carburants, les chauffeurs de camions-citernes ont été victimes d'attaques de djihadistes, même sous escorte militaire.
Depuis les attaques du 25 avril menées par le JNIM et le Front de libération de l'Azawad (FLA) dirigé par les Touaregs, Bamako a subi un nouveau blocus ; les attaques ont également permis au FLA de reprendre le contrôle de la région nord de Kidal.
Cependant, les « opérations de sécurité » et les patrouilles des forces maliennes et russes ont fait que le blocus de Bamako n’est pas totalement impénétrable.
Un haut responsable de Tombouctou a expliqué que les stations-service étaient à sec : « Jusqu'à présent, la ville était encore approvisionnée par le marché noir. »
Même au marché noir, l'essence est rare ; un litre se vend entre 2 500 et 3 000 francs CFA, contre un prix réglementé de 875 francs CFA.
« Avant, les commerçants allaient en Algérie pour s’approvisionner en essence, mais beaucoup n’y vont plus par crainte des frappes de drones de l’armée. »
Dans un communiqué du 25 juin, la délégation spéciale de la commune urbaine de Tombouctou a indiqué qu'une « campagne spéciale de distribution d'eau potable » devait débuter le 26 juin, « en partenariat avec la protection civile ».
Depuis le début du blocus des carburants, les chauffeurs de camions-citernes ont été victimes d'attaques de djihadistes, même sous escorte militaire.
Les chauffeurs de camions-citernes ont exprimé leur inquiétude face aux embuscades djihadistes ; une grande partie de l'approvisionnement en carburant du Mali est importée des pays voisins, notamment de la Côte d'Ivoire.
En janvier, le ministère des Transports du Niger a annoncé que les permis des chauffeurs qui refuseraient de livrer du carburant au Mali seraient révoqués.
Maghrebi a contacté le cabinet du Premier ministre malien pour obtenir des commentaires sur les informations selon lesquelles Tombouctou serait privée d'électricité, d'eau et de carburant, mais n'a reçu aucune réponse au moment de la publication.
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