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Afrique du Sud : le gouvernement rejette l’ultimatum du 30 juin visant les migrants

Des migrants malawiens dans un centre provisoire, en Afrique du Sud, le 18 juin 2026.   -  
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Afrique du Sud

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a réaffirmé, lors d’une intervention au Conseil national des provinces, que la gestion de l’immigration constituait une prérogative exclusive des autorités publiques, excluant toute initiative émanant de groupes privés ou de citoyens visant à contrôler ou expulser des personnes dans l’espace public.

Cette mise au point intervient alors que plusieurs organisations militantes opposées à l’immigration clandestine ont appelé à un départ massif des étrangers en situation irrégulière avant le 30 juin, menaçant de passer à l’action en cas d’inaction du gouvernement. Ces appels, largement relayés dans certains cercles militants, ont suscité des inquiétudes quant à d’éventuelles tensions sociales et à des actes de justice populaire.

Les autorités sud-africaines ont rappelé que cet ultimatum ne reposait sur aucun fondement juridique et ne saurait en aucun cas être assimilé à une obligation légale. Toute tentative de son application par des acteurs non étatiques serait susceptible de poursuites pénales, selon les autorités.

Dans ce contexte, les services de sécurité — incluant la police sud-africaine, les polices métropolitaines et les structures de coordination du renseignement — ont été placés en état de vigilance renforcée afin d’anticiper d’éventuels troubles à l’ordre public. La Structure nationale conjointe des opérations et du renseignement supervise la coordination des dispositifs déployés.

Le chef de l’État a également mis en garde contre toute forme d’autodéfense ou de contrôles improvisés de la population, rappelant que de telles pratiques risquent d’alimenter les tensions et de fragiliser la cohésion sociale. Il a insisté sur la nécessité de respecter les principes constitutionnels ainsi que les engagements internationaux de l’Afrique du Sud en matière de droits humains.

Alors que les autorités redoutent des manifestations ou des incidents autour de cette échéance symbolique, le gouvernement affirme vouloir maintenir l’ordre public tout en réaffirmant le monopole de l’État dans l’application du droit migratoire.

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