Guerre en Iran
La guerre en Iran provoque des répercussions bien au-delà du Moyen-Orient. En Afrique, plusieurs pays sont confrontés à une crise énergétique marquée par des pénuries de carburant, des coupures d’électricité et une flambée des prix.
Au Soudan du Sud, la situation est déjà critique. Dans la capitale Juba, les autorités ont instauré un rationnement de l’électricité, avec des coupures quotidiennes qui perturbent fortement les activités économiques. Le pays, pourtant riche en pétrole, dépend des importations de produits raffinés pour alimenter son réseau énergétique.
À Maurice, fortement dépendante des importations d’énergie, le gouvernement a mis en place des mesures pour réduire la consommation, notamment dans les usages non essentiels. Une réponse d’urgence face à la hausse des coûts et à l’incertitude sur l’approvisionnement.
D’autres pays tentent de s’adapter. Au Zimbabwe, les autorités ont décidé d’augmenter la part d’éthanol dans l’essence afin de limiter la dépendance aux importations. En Éthiopie, le carburant est désormais prioritairement réservé aux secteurs stratégiques, tandis que certaines régions font face à des suspensions totales de livraison.
Au Kenya, les premières tensions sur l’approvisionnement se font sentir. Certaines stations-service sont à court de carburant, alimentant les achats de panique. Le gouvernement appelle toutefois la population au calme et dément toute pénurie généralisée.
En Égypte, la réponse est plus radicale : les autorités ont imposé des fermetures anticipées des commerces pour réduire une facture énergétique qui a fortement augmenté depuis le début du conflit.
Pour les populations, les conséquences sont immédiates : hausse des coûts de transport, inflation sur les produits de base et baisse du pouvoir d’achat.
Mais cette crise pourrait aussi créer des opportunités pour certains pays. Le Nigeria, l’un des principaux producteurs de pétrole du continent, pourrait bénéficier de la hausse des prix sur les marchés internationaux. Par ailleurs, certains ports d’Afrique australe enregistrent une augmentation du trafic maritime, les navires évitant les zones à risque comme le détroit d’Ormuz.
Cette situation met en lumière la forte dépendance énergétique de nombreux pays africains, ainsi que leur vulnérabilité face aux chocs géopolitiques mondiaux.
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