Sud-Soudan
L’armée sud-soudanaise a annoncé mercredi 4 mars l’arrestation de plusieurs soldats accusés d’avoir participé au massacre de civils dans le comté d’Ayod, dans l’État du Jonglei, au centre-est du pays.
Les militaires seront transférés à Juba afin d’y être formellement inculpés avant de comparaître devant une cour martiale.
Selon le porte-parole des forces armées, Lul Ruai Koang, deux officiers, dont un commandant, ainsi que plusieurs soldats figurent parmi les personnes interpellées. Ils sont soupçonnés d’avoir pris part à des attaques ayant causé la mort d’au moins 21 civils, principalement des femmes et des enfants, d’après un rapport des autorités locales.
Une enquête interne a établi que les tueries auraient été commises par des éléments de la milice Agwelek, placée sous l’autorité du général Johnson Olony Thabo et partiellement intégrée aux forces armées sud-soudanaises. Les combattants impliqués auraient quitté leurs positions sans autorisation avant de s’en prendre à des habitants.
L’affaire intervient un mois après la diffusion d’une vidéo dans laquelle le général Olony ordonnait à ses troupes de n’« épargner aucune vie » dans le Jonglei. Le gouvernement avait alors évoqué un possible « lapsus ».
Face à la recrudescence des violences, la Conférence des évêques catholiques du Soudan et du Soudan du Sud a appelé les autorités à renforcer la protection des populations civiles et à privilégier le dialogue et la réconciliation. Les évêques ont également exhorté le gouvernement à enquêter de manière transparente et à traduire les responsables en justice.
01:54
Afrique du Sud : à Sharpeville, une quête de réparations 66 ans après le massacre
01:26
Au Niger, nouvelle manifestation en soutien au pouvoir militaire
Aller à la video
Le Nigeria confirme le retrait de 200 soldats américains
01:25
Niger : Niamey revient à la normale après la mutinerie de soldats
01:16
Niger : des "insurgés de l'armée" ont tenté de pénétrer dans le palais présidentiel
01:09
Ouganda : l’armée en démonstration avant un déploiement controversé à Gaza