France
La parole est désormais aux parties civiles dans le procès en appel du Franco-Rwandais Claude Muhayimana, jugé pour complicité de génocide au Rwanda.
Ouvert le 3 février devant la cour d’assises de Paris, le procès revient sur les faits pour lesquels l’ancien chauffeur d’une maison d’hôtes à Kibuye, dans l’ouest du Rwanda, avait été condamné en décembre 2021. La justice l’avait alors reconnu coupable d’avoir sciemment transporté des gendarmes et des miliciens Interahamwe considérés comme le bras armé du régime hutu génocidaire vers plusieurs sites de massacres en 1994. Il a depuis fait appel de cette condamnation.
L’accusé affirme, pour sa part, être la cible des autorités rwandaises, qui chercheraient à le sanctionner pour avoir refusé de témoigner contre les militaires français engagés dans le cadre de Opération Turquoise, avec lesquels il dit avoir collaboré. La défense insiste sur l’absence, selon elle, de preuves matérielles établissant sa participation aux crimes. L’accusation, en revanche, décrit un homme « menteur » et « opportuniste », qui conteste systématiquement les témoignages à charge. Le verdict est attendu vendredi.
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