Allemagne
Le festival international du film de Berlin met à l’honneur cette année trois œuvres portées par des cinéastes liés au continent africain. À travers des récits intimes et collectifs, ces films revendiquent un ancrage culturel fort et explorent la richesse des héritages africains.
Dao, mémoire d’Afrique de l’Ouest
Avec Dao, le réalisateur Alain Gomis plonge au cœur d’une cérémonie funéraire en Guinée-Bissau, tournée dans le village de son père. Le film met en avant les rites traditionnels, la solidarité communautaire et la transmission familiale. En donnant à voir des visages et des pratiques rarement représentés au cinéma, il célèbre la vitalité culturelle ouest-africaine.
A voix basse, retour en Tunisie
La cinéaste Leyla Bouzid signe avec A voix basse un film tourné à Sousse, dans la maison de sa grand-mère. Ce décor intime devient le point de départ d’un récit traversé par les traditions, les non-dits familiaux et les réalités sociales tunisiennes. L’œuvre s’ancre profondément dans son territoire, dont elle capte la lumière, les silences et les tensions.
Les Enfants du passage, héritage et diaspora
Le film Les Enfants du passage s’intéresse aux trajectoires de personnages issus de familles africaines. À travers leurs liens persistants avec le pays d’origine, il souligne la force de la mémoire et la transmission culturelle au sein des diasporas. Les racines africaines y apparaissent comme un repère structurant, au croisement des générations.
Avec ces trois propositions, la Berlinale confirme la place centrale des récits africains dans le paysage cinématographique international, en mettant en lumière des histoires ancrées dans des cultures vivantes et multiples.
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