Afrique du Sud
Moins de 24 heures après l’annonce par le président Cyril Ramaphosa du déploiement de l’armée pour soutenir la lutte contre le crime organisé, une opération policière s'est déroulée ce vendredi dans la province du Cap-Occidental.
Les autorités policières locales se disent prêtes à accueillir les membres des force de défense : nous nous réjouissons de l’arrivée de renforts supplémentaires sur le terrain. L’annonce de la formation de 5 500 policiers supplémentaires est également une excellente nouvelle. Le déploiement de l’armée n’est qu’une solution temporaire : une fois les zones stabilisées, il faudra assurer la pérennité de ces progrès tout en poursuivant nos efforts, a expliqué Thembisile Patekile, Commissaire de police du Cap-Occidental.
Le nombre et la date exacte de déploiement restent à préciser. Leur mission se concentrera sur les « zones sensibles », selon les sources officielles. Une solution jugée « précaire » par Justin Kumlehn, Porte-parole du Forum de police communautaire du Cap-Occidental : nous accueillons cette initiative avec prudence et optimisme, car elle ne peut pas être une solution durable. Ce dont nous avons besoin, ce sont des interventions sociales renforcées, des capacités policières et d’enquête accrues, et surtout, un système judiciaire plus solide tribunaux et procureurs compris.
Dans son discours, le président de l’Afrique du Sud, a qualifié le crime organisé de menace la plus immédiate pour la démocratie. Un fléau qui gangrène les plus hauts sommets de la police, institution rongée par une corruption généralisée.
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