Mali
Une attaque terroriste contre des camions-citernes survenue le 29 janvier au Mali a fait au moins quinze morts et menace de perturber l’approvisionnement en carburant d’un pays fortement dépendant de ses voisins.
L’attaque, revendiquée par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), intervient après plusieurs semaines d’accalmie sécuritaire. Selon plusieurs sources locales, l’attaque s’est produite jeudi dernier dans l’ouest du pays, entre les localités de Diboli et Kayes, sur l’axe stratégique reliant le Mali au Sénégal. Un animateur d’une radio locale de Diboli a indiqué que « quinze corps de chauffeurs » ont été retrouvés à proximité des camions incendiés.
De son côté, un responsable de la sécurité a déclaré à l’AFP que « selon nos informations, le bilan s’élève à dix-huit victimes au total ». Depuis plusieurs mois, les combattants du JNIM ont instauré un blocus économique dans le sud et l’ouest du Mali, deux régions clés par lesquelles transitent les livraisons de carburant vers le pays. Afin de sécuriser l’approvisionnement, les autorités militaires ont décidé d’escorter les convois de carburant, une mesure qui a permis d’améliorer sensiblement la situation dans la capitale, Bamako.
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