Gambie
Une embarcation, transportant plusieurs dizaines de passagers, a dû regagner la terre ferme, et aucun blessé ni décès n’a été signalé. Parmi eux, Ebrima Sarr raconte la transaction qui lui a permis d’embarquer en quête d’une vie meilleure en Espagne : « J'ai rencontré l'un des passeurs qui m'a dit qu'il avait un bateau en partance pour l'Espagne, et je lui ai versé 50 000 dalasis gambiens », explique-t-il.
Le trajet entre le nord de la Gambie et les îles Canaries espagnoles couvre près de 1 600 kilomètres sur l’Atlantique, à bord d’embarcations très précaires. Sulayman Jawara, un autre passager, exprime sa déception et décrit les conditions particulièrement dangereuses du voyage : « Nous ne vivons même pas sur la côte gambienne. On ne nous a donné qu’un seul moteur. Comment un seul moteur pourrait nous emmener en Espagne avec un seul capitaine ? Nous n’avons jamais atteint notre destination. »
Cet incident fait suite au naufrage, la nuit du Nouvel An, d’un bateau surchargé au large de la Gambie, qui a fait au moins 31 morts. De nombreux autres passagers restent portés disparus. Ce drame rappelle, une fois de plus, la dangerosité de la route maritime gambienne vers l’Europe et la vulnérabilité des migrants face aux réseaux de passeurs.
Les autorités locales et les organisations humanitaires s’inquiètent de la multiplication de ces traversées, malgré les risques connus, alors que la Gambie reste un point de départ majeur pour les migrants espérant atteindre les côtes espagnoles par l’Atlantique.
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