Mali
L’ancien premier ministre malien Moussa Mara a été condamné à deux ans de prison, dont un avec sursis, après avoir apporté son soutien à des prisonniers politiques.
Les juges du Pôle national de lutte contre la cybercriminalité de Bamako ont prononcé leur verdict ce lundi.
Ils ont également condamné Moussa Mara à une amende de 500 000 francs CFA, soit environ 762€, et à verser un franc symbolique à l’Etat malien, partie civile dans cette affaire.
Lors de son procès en septembre, le parquet avait requis deux ans d’emprisonnement.
Premier ministre du Mali entre avril 2014 et janvier 2015, Moussa Mara était poursuivi pour “atteinte à la crédibilité de l’Etat” et “opposition à l’autorité légitime.”
Il avait été arrêté et placé en détention le 1er août dernier, suite à des messages postés sur ses réseaux sociaux en juillet.
Dans ses posts, il avait exprimé sa solidarité avec des “détenus d’opinion”, auxquels il affirmait rendre visite régulièrement.
Moussa Mara devrait faire appel de sa condamnation selon son avocat, Maître Mountaga Tall.
L'ONG Amnesty International a dénoncé "une parodie de justice" et réclamé la libération de l'ancien premier ministre.
"La condamnation et la peine prononcées à l’encontre de Moussa Mara illustrent le mépris persistant des autorités pour les obligations du Mali en matière de droits humains," a déclaré lundi Marceau Sivieude, directeur régional d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.
Cette décision de justice intervient dans un contexte de répression accrue envers les opposants à la junte militaire malienne, arrivée au pouvoir après deux coups d’Etat en 2020 et 2021.
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