Afrique du Sud
Près d’un demi-siècle après sa mort, les autorités sud-africaines ont officiellement ouvert ce vendredi une enquête sur l’assassinat de Steve Biko, figure emblématique de la lutte contre l’apartheid.
Le militant des droits de l’Homme est décédé le 12 septembre 1977, à l’âge de 30 ans, alors qu’il était détenu à Pretoria. Fondateur du Mouvement de la Conscience Noire, Steve Biko avait été violemment battu par une unité spéciale de la police. Il est mort des suites de graves lésions cérébrales.
À l’époque, les autorités avaient affirmé qu’il s’était blessé en se cognant la tête contre un mur. Une version depuis contredite par les aveux, en 1997, de plusieurs anciens policiers devant la Commission vérité et réconciliation.
Selon l’Autorité nationale des poursuites (NPA) cette enquête ouverte ce 12 septembre jour anniversaire de sa mort vise à présenter au tribunal des éléments permettant de déterminer si le décès a été provoqué par un acte ou une omission constituant une infraction.
La mort de Steve Biko avait suscité une vague d’indignation à l’échelle mondiale. Elle a contribué à faire de lui un symbole international de la résistance au régime de l’apartheid, qui privait la majorité noire sud-africaine de ses droits fondamentaux.
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