Tchad
Au Tchad, l’ancien Premier ministre et chef de l’opposition, Succès Masra, a été condamné à vingt ans de prison ferme, assortis d’une amende d’un milliard de francs CFA. Cette décision rendue par le tribunal de N’Djamena intervient dans le cadre du massacre de Mandakao, survenu en mai dernier, et qui a coûté la vie à quarante-deux personnes.
Le tribunal a reconnu M. Masra coupable de diffusion de messages haineux et xénophobes ainsi que de complicité de meurtre. Arrêté le 16 mai, l’ancien Premier ministre nie catégoriquement l’ensemble des faits qui lui sont reprochés. Ses avocats dénoncent un procès « politique », dénué de preuves solides. Le gouvernement, pour sa part, défend vigoureusement l’indépendance de la justice tchadienne.
La condamnation s’étend également à soixante-quatre autres prévenus, qui écopent eux aussi de vingt ans de réclusion. Dans les rangs de l’opposition, cette affaire est perçue comme un nouvel exemple de l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques. À l’inverse, les représentants de l’État saluent une décision judiciaire « juste et impartiale ».
Dans la foulée, des militants du parti Les Transformateurs, profondément affectés, se sont réunis pour protester contre ce verdict. En attendant la désignation d’un nouveau leader, Bedoumra Kordjé a été nommé à la tête de la formation.
Resté calme à l’énoncé de la sentence, Succès Masra a tenu à rassurer ses partisans : « Ne vous inquiétez pas, nous nous reverrons bientôt. »
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