Trinité-et-Tobago
Une statue de Christophe Colomb, qui trônait dans la capitale de Trinité-et-Tobago depuis plus d’un siècle, a été enlevée mercredi. Située sur un espace public à Port of Spain, la statue a été plusieurs fois dégradée par ceux qui dénonçaient son symbole de l’époque coloniale.
Lors de son retrait, la tête de l’œuvre était recouverte d’un sac décoratif, laissé par un inconnu. Ce geste s’inscrit dans une récente démarche du pays pour revisiter son passé colonial. L’année dernière, les autorités ont également redessiné les armoiries de l’île, pour la première fois depuis 1962, afin d’effacer toute référence à la colonisation européenne — une décision largement saluée.
Les symboles liés à Christophe Colomb, notamment ses navires emblématiques la Pinta, la Niña et la Santa María, ornent encore certains bâtiments officiels, mais devraient bientôt céder la place au steelpan, instrument de percussion typique des Caraïbes orientales.
Ce mouvement s’inscrit dans une tendance mondiale, avec de nombreuses statues de Colomb enlevées ou renversées ces dernières années, notamment aux États-Unis. Christophe Colomb, arrivé à Trinité-et-Tobago en 1498, reste une figure contestée et symbole de l’histoire coloniale pour beaucoup dans la région.
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