Kenya
Justice, c’est ce demandent les proches des civils tués lors d’une manifestation mardi à Nairobi. Des kenyans étaient descendus dans la rue après la mort d’un blogueur pendant sa garde à vue dans un commissariat de la capitale.
La répression policière a couté la vie notamment à Boniface Kariuki, 22 ans, marchand ambulant. Abattu d’une balle dans la tête à bout portant. Pour sa famille, il ne faisait pas partie des manifestants. Et ne cache pas son amertume.
"S'ils l'avaient vu avec une pierre ou une matraque, il serait logique de lui tirer dessus. Mais tout cela n'a pas de sens. Il ne s'agissait pas d'une confrontation, mais d'une bousculade. Le policier a cru qu'il l'avait tué", raconte Susan Njeri, mère de la victime.
Boniface Kariuki n’est que la partie émergée des brutalités policières au Kenya. La police annonce l’arrestation de deux de ses éléments et promet des sanctions. Mais les proches des victimes attendent des actes, notamment du président kenyan William Ruto. Lequel s’était engagé à éradiquer les brutalités policières dans son pays.
" Je souffre tellement, ils ont tué nos enfants. En tant que parents du Kenya, nous demandons au gouvernement (du président William Ruto) de faire preuve de compassion envers nos enfants. Il ne s'agit pas seulement de Boniface, mais nous pleurons aussi tous les enfants tués", déclare Keziah Njeri, grand-mère de la victime.
La police kényane est accusée d’avoir enlevé et tués plusieurs personnes lors de manifestations contre la hausse des impôts.
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