Brésil
Sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, des milliers de personnes vêtues de blanc se sont rassemblées pour célébrer Yemanjá, la déesse de la mer, lors d’une cérémonie traditionnelle du Nouvel An.
Ce rituel, profondément enraciné dans les religions afro-brésiliennes Candomblé et Umbanda, mêle spiritualité et culture populaire.
Les festivités, qui incluent danses et chants rythmés par des tambours traditionnels, sont marquées par le lancement en mer de petites embarcations remplies d’offrandes : fleurs, bougies et autres présents. Yemanjá, vénérée comme protectrice des femmes et mère de toutes les eaux, est également invoquée pour apporter paix et prospérité. « Nous demandons toujours à Yemanjá de nous donner la santé, l'abondance, la prospérité, afin qu’elle puisse apporter la paix, non seulement à nous, mais aussi au monde, car le monde a besoin de paix », explique Miriam de Oyá, prêtresse du Candomblé.
Cette tradition, qui a vu le jour au XIXᵉ siècle avec l’arrivée au Brésil d’esclaves ouest-africains, a évolué au fil du temps. Dès les années 1950, les adeptes de l’Umbanda ont commencé à se rassembler sur les plages pour honorer Yemanjá à la veille du Nouvel An. Aujourd’hui, cet hommage spirituel s’est intégré aux festivités populaires, attirant des millions de participants.
Camila Ferreira da Cruz, danseuse présente à Copacabana, témoigne de l’atmosphère unique de cet événement. « C'est une célébration de la vie, une célébration des peuples, ce mélange que l'on ne trouve nulle part ailleurs dans le monde. Je pense que Copacabana est une scène pour les célébrations, alors nous sommes ici pour recevoir uniquement de bonnes choses. Que l'année 2025 soit bien meilleure pour tout le monde. »
Entre spiritualité et célébrations grandioses, l’hommage à Yemanjá est devenu un symbole du réveillon brésilien. À Copacabana, les traditions afro-brésiliennes trouvent un écho universel, mêlant passé et présent, dans une communion sous les étoiles et au bord de l’Atlantique.
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