République démocratique du Congo
L'opposant Martin Fayulu, candidat à la présidentielle en République démocratique du Congo, était en campagne à Goma, où il a défilé, avec un cortège d’une centaine de partisans. Sur un podium installé dans le centre-ville, Fayulu a dénoncé "l'état de siège" instauré en mai 2021 dans les provinces du Nord-Kivu et de l'Ituri, en proie aux violences de groupes armés.
"Je suis venu voir mon président Fayulu", a déclaré Oscar Norgeant, 24 ans. "J'attends de lui qu'il puisse amener du travail pour nous les jeunes", a insisté ce jeune diplômé en informatique au chômage.
En 2018, "ses voix ont été volées pour les donner à Félix Tshisekedi", le président sortant qui se présente pour un nouveau mandat, a pour sa part dénoncé Déborah Mbulani, qui l'appelle aussi "président". "Si ça se répète, cette fois nous n'accepterons pas", prévient-elle.
Dans son discours, Martin Fayulu a par ailleurs accusé Félix Tshisekedi d'avoir pactisé avec le président rwandais Paul Kagame, dont le pays est accusé de soutenir les rebelles du M23 qui opèrent au nord de Goma.
Plus de 40 millions d’électeurs Congolais sont appelés aux urnes pour un scrutin présidentiel le 20 décembre 2023. Elu en 2018, le président Félix Tshisekedi brigue un second quinquennat. La campagne se tient dans un contexte sécuritaire très tendu.
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