Ouganda
Le président ougandais Yoweri Museveni a affirmé dimanche que les Etats-Unis "surestimaient" leur importance, après que Washington ait annoncé retirer l'Ouganda d'un accord commercial majeur en raison de violations des droits humains.
Washington avait annoncé la semaine dernière exclure à partir de janvier 2024 l'Ouganda, ainsi que la République centrafricaine, le Gabon et le Niger, de la liste des pays d'Afrique subsaharienne bénéficiaires du African Growth and Opportunity Act ; l’AGOA.
Ce texte permet aux pays africains d'exporter de nombreux produits vers les Etats-Unis sans droits de douane. Ce traitement commercial préférentiel est toutefois soumis à une série de conditions en termes de pluralisme politique, de respect des droits humains et d'Etat de droit, ou encore de lutte contre la corruption.
Le président américain Joe Biden a accusé de violations des droits humains le gouvernement ougandais, depuis l'adoption en mai d'un texte baptisé "Loi anti-homosexualité 2023".
Le texte prévoit de lourdes peines pour les personnes ayant des relations homosexuelles et faisant la "promotion" de l'homosexualité.
Mais, Yoweri Museveni a dit dimanche aux Ougandais "de ne pas être trop inquiets du retrait de l'Ouganda de la liste AGOA".
Dès l'adoption de la "loi anti-homosexualité", Joe Biden avait appelé à son abrogation immédiate et menacé de réduire les aides et investissements américains en Ouganda.
En août, la Banque mondiale avait déjà annoncé la suspension de nouveaux prêts à l'Ouganda.
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