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Mali : les rebelles revendiquent la prise d'un nouveau camp de l'armée

Mali : les rebelles revendiquent la prise d'un nouveau camp de l'armée
Photo d'archive du 27 juillet 2013 : des touaregs fidèles au colonel-major El-Hadj Gamou écoutent pendant une visite du chef d'état-major de l'armée malienne à Kidal   -  
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Rebecca Blackwell/AP

Mali

La rébellion à dominante touareg du nord du Mali a revendiqué mercredi la prise d'un nouveau camp des forces armées nationales dans le nord du pays, théâtre d'un escalade militaire depuis août.

Le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA) a indiqué dans un bref communiqué sur les réseaux sociaux que le camp de l'armée à Taoussa, non loin de Bourem dans la région de Gao, était "sous contrôle" des rebelles, sans plus de précisions.

Un enseignant joint sur place par l'AFP a rapporté des échanges de coups de feu en cours dans l'après-midi dans le secteur du camp.

Le HCUA est l'une des composantes de la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA), une alliance de groupes armés à dominante touareg qui, après s'être soulevés contre l'État central en 2012, avaient signé un accord de paix avec lui en 2015 mais qui viennent de reprendre les armes en août.

Plusieurs camps de l'armée ont depuis subi les attaques de la CMA mais aussi du Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, entre Tombouctou et Gao, et même plus au sud.

Les assaillants s'emparent communément des positions de l'armée et repartent au bout de quelque temps, selon les rares informations et images qui remontent de ces évènements. Les autorités militaires disent généralement avoir repoussé les assaillants.

Les affirmations de tous les protagonistes sont difficilement vérifiables dans ces zones reculées. L'accès à des sources indépendantes dans un contexte d'hostilités et de régime militaire est compliqué.

Le nord du Mali est le théâtre depuis fin août d'un regain d'hostilités contre l'armée, dans un contexte de rivalité pour le contrôle du territoire. Ce regain coïncide avec le retrait de la mission de l'ONU, poussée vers la sortie par la junte au pouvoir depuis 2020.

Cette recrudescence se juxtapose aux violences persistantes dans le centre et à l'expansion djihadiste au nord et à l'est.

Un convoi de l'armée composé de dizaines de véhicules et de blindés est parti lundi de Gao en direction de la région de Kidal, fief de la rébellion touareg. Ce mouvement nourrit les spéculations sur une offensive sur Kidal, qui pourrait constituer un tournant après une décennie de conflit.

Des sources locales ont rapporté mercredi matin des tirs dans le secteur de Tarkint, sur le trajet de la colonne.

Le GSIM a revendiqué sur les réseaux sociaux une attaque à l'engin explosif contre le cortège dans lequel se trouvent aussi, selon lui, des mercenaires du groupe de sécurité russe Wagner. Il a également revendiqué une attaque contre un convoi dans le centre.

L'armée a semblé reconnaître ces opérations dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux mercredi matin. Elle a notamment rapporté une attaque aux engins explosifs improvisés perpétrée mardi entre Gao et Anéfis, c'est-à-dire sur le chemin a priori emprunté par le convoi, sans plus de détails.

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