Canada
Le réalisateur Ladj Ly est de retour avec un nouveau film saisissant ,"Bâtiment 5", présenté en avant-première mondiale au festival de Toronto.
Quatre ans après le succès des Misérables, qui avait séduit plus de 2 millions de spectateurs, Ladj Ly nous invite dans la vie des quartiers populaires en banlieue parisienne.
"La banlieue, c’est là où j’ai grandi, c’est un territoire qui me tient à cœur", confie Ladj Ly lors d'un entretien samedi.
"Il y a différentes problématiques - de délogement, de gentrification", explique-t-il, soulignant que "beaucoup d’habitants ont été délogés pour être logés dans des quartiers encore plus délabrés ou bien lointains".
"Bâtiment 5", s'attaque à la crise grandissante du logement, sur fond de tensions raciales, de pauvreté, de préjugés et de bavures policières. Pour le réalisateur de 45 ans, qui s'est inspiré de sa propre enfance dans les cités de Clichy-Montfermeil, la réalité des banlieues "n'a pas vraiment évolué" depuis son premier film.
Le film suit Habi (Anta Diaw), jeune femme originaire d'une banlieue défavorisée de la région parisienne, qui s'implique dans les associations d'aide aux habitants et devient rapidement une figure politique de la ville. Face à des plans de réaménagement urbain, Haby et d'autres résidents de son immeuble délabré tentent de résister aux expulsions.
Grand vainqueur des César 2020, le film "Les Misérables" de Ladj Ly a bouleversé la France sur la question des violences policières en banlieue. Dans la même veine engagée, Bâtiment 5, sortira en salles le 6 décembre prochain.
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