Zimbabwe
À quelques jours des élections présidentielles et législatives, un mot revient sur les lèvres de la plupart des jeunes Zimbabwéens : "changement". Pourtant, la question de savoir qui peut apporter le changement et s'il est possible qu'il se produise suscite des réponses contradictoires dans les rues animées et encombrées d’Harare, la capitale.
Tawanda Gwanzura, pense qu'il faut du "sang neuf, et de nouveaux esprits, parce que l'actuel est démodé, il vieillit". Il ajoute : "quelqu'un qui sache ce qui se passe sur le terrain".
Le 23 août prochain, un million de primo-votants devraient participer au scrutin dans un pays où trois quart de la population a moins de 35 ans. Les partis politiques rivalisent d’initiative pour séduire cette tranche de la population inquiète pour son avenir.
Tsitsi Chifura se sent désemparée à la vue de nombreux jeunes en difficulté : "Nous voulons du changement, nous, les jeunes, nous endurons des difficultés, comme vous le voyez, certains d'entre nous sont juste des vendeurs, ils ne font rien, ils sont juste assis sous les ponts, c'est pourquoi nous voulons du changement en tant que jeunes".
Mais Faustina Nyamhandu, jeune, elle aussi, préfère voter pour le parti au pouvoir, dans l'espoir de gagner au change :
"Nous recherchons des emplois, alors je pense que si nous votons pour le Président Mnangagwa, nous aurons du travail".
Le Zimbabwe, est dirigé par le même parti politique depuis son indépendance, en 1980, et les soupçons d’irrégularités électorales y sont fréquents.
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