Soudan
Les Éthiopiennes originaires du Tigré résidant à Khartoum au Soudan, ont célébré le mois dernier l’Ashenda, fête annuelle marquant généralement la fin d’un jeûne de 15 jours appelé ‘’Filseta, ‘’ observé par l'Église orthodoxe éthiopienne Tewahedo. Mais rien ne se passe comme d’habitude.
Vêtue d'une robe blanche festive, les cheveux finement tressés et les yeux maquillés du traditionnel khôl, l'Éthiopienne Yudita Ihab s'est préparée à la célébration annuelle de l'Ashenda. La tradition veut que les cérémonies y relatives s’étalent sur une semaine, ces dernières années, elles sont cependant ternies par la guerre qui sévit au Tigré.
"Les célébrations ont été différentes cette année, et l'année précédente à cause de la guerre en cours au Tigré. Habituellement, les célébrations sont belles, mais nous ne sommes pas en mesure d'être pleinement heureux en raison des massacres qui se produisent au Tigré. Beaucoup de femmes ont été violées, environ 20 000, et cela nous rend tristes, parce qu'elles ne peuvent pas participer à ces célébrations...", souligne Aziza Moustafa, tigréenne basée à Khartoum.
Alors que les forces éthiopiennes et les rebelles du TPLF, les Forces de libération du peuple Tigré, ont déterré la hache de guerre. Ces tigréennes gardent l’espoir que ce conflit qui a déjà provoqué le déplacement d’environ deux millions de personnes et fait plusieurs morts prendra fin. Elles pourront alors célébrer l ’Ashenda, avec faste.
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