Sénégal
Le peintre sénégalais Omar Ba questionne dans ses œuvres l’état du monde et la place de l’Afrique.
Engagé, il peint avec passion des toiles de parfois plus de 5 mètres à même le sol. Des toiles qu’il commence toujours en peignant un fond noir. Un choix assumé par l’artiste :
"Quand je peignais sur un fond blanc je me perdais, je n'arrivais pas à me concentrer, je trouvais que les dessins étaient très légers, j'avais tendance soit à charger trop la toile de couleur, ou à ne pas en mettre assez. Je trouve aussi que c'est une couleur qui est très noble, pure, magnifique, très belle personnellement, et je fais aussi référence à ma couleur de peau, au monde noir et j'essaie aussi de glorifier la culture noire, de glorifier l'Afrique à travers ce fond noir."
Âgé de 45 ans, Omar Ba abandonne une formation de mécanicien pour commencer des études d'art qu'il poursuit en Suisse à partir de 2003. Révélé en 2009 par la curatrice Federica Martini, Omar Ba expose pour la première fois en Suisse en 2010.
Aujourd'hui, il expose une de ses œuvres à la Biennale de Dakar pour la première fois.
Pour lui un peintre africain a le devoir de ne pas rester indifférent à l’actualité sur le continent, et d'essayer par son art de _"construire, de pacifier et de donner de l'espoir.[...]_Pour moi ça parle de la réconciliation, de l'union des forces et aussi de l'Afrique qui peut être une Afrique victorieuse, une Afrique qui gagne, pas une Afrique qui demande ou qui tend toujours la main, mais une Afrique qui participe au concert des nations et c'est pourquoi j'ai représenté ces deux personnages avec des têtes de trophées."
Omar Ba est l'une des étoiles montantes de l'art contemporain africain et l'un des artistes les plus prisés des collectionneurs.
Représenté par la galerie française de renom Templon. Il expose actuellement une vingtaine de toiles aux Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique notamment. Une autre exposition est prévue en septembre à New York et, en novembre, une rétrospective au musée de Baltimore.
Ce petit-fils de tirailleurs sénégalais tente par son oeuvre de dénoncer les ravages de la guerre mais aussi d'incarner, grâce à ses personnages mi-hommes mi-animaux (à l'image de la nature humaine selon lui), les traumatismes du colonialisme, de la tyrannie, des inégalités Nord-Sud mais aussi de l'espoir.
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