Soudan
Une semaine après l’accord controversé entre le Premier ministre Abdallah Hamdok et le général Burhane, auteur du coup d’état, les Soudanais ne cachent pas leur amertume.
Certains partis politiques se sont joints aux manifestants et rappellent qu’ils ne veulent aucune négociation avec le pouvoir militaire en place.
C’est le cas du Parti du congrès, dont le leader Omar al-Daguir, incarcéré le jour du putsch, a été libéré il y a quelques jours avec d’autres hommes politiques.
"Il est triste de constater qu'en dépit du fait que le Dr Hamdok a décrit ce qui s'est passé comme un coup d'État, un accord politique a été signé et le préambule de celui-ci dit que cet accord est basé sur les décisions du chef du coup d'État, et donc automatiquement et logiquement, il a accepté d’être le Premier ministre du coup", explique le politicien.
Malgré une répression sanglante qui a fait 41 morts et des centaines de blessés, la mobilisation dans le pays reste vive.
"Nous saluons les manifestations de masse, nous soutenons les manifestations à venir, et nous serons avec les gens dans la rue, et nous appelons toute la population à adhérer à des manifestations pacifiques et à résister au coup d'État jusqu'à ses funérailles dans une dernière demeure, qui est la poubelle de l'histoire", explique Omar al-Daguir.
De son côté, Abdallah Hamdok s’est justifié à la télévision en affirmant qu’avec cet accord, il a évité au pays de sombrer dans le chaos.
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