Afrique du Sud
Eyethu est l'un des premiers cinémas noirs d'Afrique du Sud, dont la survie est en ce moment en discussion, cet établissement doit être démoli pour faire place à un centre commercial, selon les autorités de Soweto.
Avec cette destruction, c'est une partie de l'histoire de ce cinéma qui a vu le jour dans les années 70 qui partira en fumée s'indignent les riverains. Et pourtant ce mythique lieu de culture était connu à travers le township mais également était devenu l'un des symboles de la promotion de la culture noire.
"Il y a beaucoup de souvenirs d'Eyethu. Il y avait des activités, des spectacles de divertissement comme des concours de beauté. À l'époque, on les appelait Miss Ncube High School et Mr High School. Toutes les écoles organisaient de tels événements à Eyethu. Nous y assistions et c'était agréable. Il y avait des gens de tout Soweto, et même Ladysmith Black y a déjà donné un concert" se souvient Siphwe Maphanga, habitant de Soweto.
Le cinéma Eyethu a une valeur sentimentale et renferme de bons souvenirs pour les habitants, selon les économistes du township l'exploitation de ce patrimoine délabré apporterait un plus à ce quartier. Redonner une seconde vie à ce site pourrait notamment permettre de créer des emplois dont la région a tant besoin.
"Ce n'est pas nécessairement qu'il ne peut pas être rénové et dynamisé la communauté, mais tout est une question de gouvernance immédiate, du ressort de la municipalité, des conseillers. Sont-ils intéressés par une stratégie de développement qui le démontre. Je pense que ce bâtiment derrière nous est un patrimoine artistique et culturel. Mais à part ça, c'est là que nous devons développer et exploiter de nouveaux talents", Bulelani Balabalan fondateur de l'alliance des entrepreneurs de Soweto.
Après l'indignation suscitée sur les réseaux sociaux par l'annonce de la démolition du cinéma Eyethu, le gouvernement sud-africain a publié un communiqué dans lequel il dit n'avoir pas pris de décision finale approuvant la destruction de ce patrimoine culturel.
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