Guinée
Alors que la mission de la CEDEAO est attendue à Conakry, les Guinéens ont du mal à accepter la décision de l’organisation. Aucune sanction économique n'a pour l'heure été évoquée contre la Guinée. Mais le pays a été suspendu de tous les organes de décision de la CEDEAO à la suite du coup d’état militaire. Une sanction politique qui fait réagir dans les rues de la capitale.
"Je pense que la Cédéao a tort parce que depuis que le coup d'Etat constitutionnel (la présidence d'Alpha Condé, ndlr) a commencé en Guinée, la Cédéao existait... Ils n'ont rien dit, aucun mot d'ordre. C'est maintenant qu'ils vont se réveiller pour nous dire quoi ? Donc, ils n'ont aucune leçon à nous donner parce que nous soutenons le colonel Mamady Doumbouya", explique Amadou Diallo, un maçon.
"La Cédéao se fout de la Guinée. Quand Alpha tripatouillait les élections pour le troisième mandat, qu'est-ce que la Cédéao a fait ? Rien. Ce n’est pas maintenant qu'elle doit venir", explique Alassane Diaw, un comptable.
Alors que la Guinée est plongée dans une crise économique, le pays redoute des sanctions économiques. L’an dernier, la CEDEAO s’était retrouvée dans une situation similaire après le coup d’état au Mali. Elle avait alors suspendu le pays de l'organisation, et pris des sanctions économiques, qui étaient mal passées auprès de la population malienne.
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