Mauritanie
C’est une routine pour ces hommes du Groupe spécial d’intervention des forces armées mauritaniennes, mener des opérations de reconnaissance à Nema, à la frontière avec la Mali. Il faut rester sur ses gardes, la zone ayant été la cible des attaques des djihadistes notamment en 2010.
Mais ça, c’était il y a une décennie. Depuis, le calme est revenu dans la région grâce à régime sécuritaire spécial incluant une surveillance accrue par l’armée.
Mais la localité à son revers : le coût de la vie jugé exorbitant par ses habitants.
« Il y a de la sécurité ici, oui, c’est normal, mais manger ici ce n’est pas facile, ça coûte très cher de se nourrir ici. La viande coûte très chère, la nourriture coûte cher, parfois il n’y a pas de salaire, on travaille, on vend des pommes et oignons, mais le marché reste cher », explique Sidi, un habitant de Néma.
Un casse-tête pour les autorités mauritaniennes. Sécurité et développement étant étroitement liés.
« Je sais qu’aujourd’hui nous considérons que nous ne devons pas baisser les bras. Nous ne devons pas dire que nous avons totalement gagné la guerre sur le terrorisme. S’il n’y a pas de sécurité, il n'y a pas de développement. Et s’il n’y a pas de développement aussi parce que la sécurité du développement ; ce sont deux notions qui se complètent et qui sont liées l’une à l’autre », explique Hanena Ould Sidi, ministre de la Défense de la Mauritanie.
C’est dire la nécessité de donner suite à une doléance majeure des jeunes de Nema : la mise sur pied d’un climat favorable à leur épanouissement économique. Des jeunes oisifs étant des proies faciles pour les terroristes.
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