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RDC : un proche du président Tshisekedi dirige la Cour constitutionnelle

RDC : un proche du président Tshisekedi dirige la Cour constitutionnelle
Le président de la République démocratique du Congo, Felix Tshisekedi Tshilombo   -  
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TOBIAS SCHWARZ/AFP or licensors

République démocratique du Congo

Dieudonné Kaluba Dibwa, un proche du président Félix Tshisekedi a été élu mardi à la tête de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo (RDC), consolidant la mainmise du chef de l’État sur l'ensemble des institutions stratégiques du pays.

Âgé de 55 ans, Dieudonné Kaluba Dibwa est originaire du Kasaï (centre) comme le président Tshisekedi. Il est l'un des trois juges nommés en juillet par le président contre l'avis de ses anciens partenaires du Front commun pour le Congo (FCC) de l'ex-président Joseph Kabila. Cette nomination controversée, suivie de la prestation de serment en octobre des trois nouveaux juges, avait accéléré l'éclatement la coalition entre MM. Tshisekedi et Kabila, au pouvoir depuis janvier 2019.

Le nouveau président de la Cour constitutionnelle a été l'avocat de l'Etat congolais dans le procès de l'ex-directeur de cabinet du président, Vital Kamerhe, condamné en août à 20 ans de prison pour corruption. Ancien opposant, Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur de la présidentielle controversée de décembre 2018 et investi en janvier 2019, consacrant la première passation pacifique du pouvoir depuis l'indépendance du pays en 1960.

Félix Tshisekedi a ensuite dirigé le pays jusqu'en novembre dernier en coalition avec le camp de son prédécesseur Joseph Kabila qui avait gardé la majorité à l'Assemblée nationale et au Sénat. Le 6 décembre, le chef de l’État a sonné l'heure de la fin de cette coalition, puis a renversé la majorité de Joseph Kabila au Parlement en sa faveur. Il a nommé la semaine dernière un gouvernement à sa main, qui doit être investi jeudi par l'Assemblée.

A tour de rôle, tous les proches de Joseph Kabila ont été écartés de la tête des institutions politiques et judiciaires du pays. Une bonne partie de la classe politique l'a quitté pour faire allégeance à Félix Tshisekedi au sein de sa nouvelle majorité d'"Union sacrée de la Nation".

Une dernière institution échappe encore au contrôle du chef de l'Etat : la Commission électorale nationale indépendante (Céni), dont une réforme est actuellement à l'étude. La Céni doit organiser la prochaine élection présidentielle prévue fin 2023.

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