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RDC : le nouveau gouvernement pro-Tshisekedi investi par l'Assemblée

RDC : le nouveau gouvernement pro-Tshisekedi investi par l'Assemblée
Felix Tshisekedi, président de la République démocratique du Congo   -  
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République démocratique du Congo

Le programme du nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) a été très largement adopté lundi par l'Assemblée nationale, nouvelle démonstration de force du président Félix Tshisekedi depuis qu'il a écarté en décembre son prédécesseur Joseph Kabila.

L'Assemblée a investi le gouvernement du nouveau Premier ministre Jean-Michel Sama Lunkonde par 410 voix sur 412 présents (500 députés au total). Le chef du gouvernement, 43 ans, a mis l'accent dans son discours sur la sécurité dans l'Est de la RDC et promis que les élections auraient bien lieu "dans les délais constitutionnels" d'ici fin 2023.

Investi en janvier 2019, Félix Tshisekedi a gouverné jusqu'en décembre 2020 en coalition avec son prédécesseur Joseph Kabila, qui avait gardé une vaste majorité au Parlement. A partir de décembre, il a mis fin à la coalition, retourné la majorité parlementaire en sa faveur, et nommé un gouvernement entièrement à sa main de 57 membres.

Dans son discours, le Premier ministre a envisagé "la proclamation par le chef de l'Etat de l'état d'urgence sécuritaire dans toutes les zones en proie à des violences et des conflits armés, avec notamment le remplacement de l'administration civile par l'administration militaire dans lesdites zones".

Des dizaines de groupes armés de taille variable sont encore actifs dans l'Est de la RDC - 122, d'après un groupe d'experts. Parmi eux figurent les redoubles Forces démocratiques alliés (ADF), accusés du massacre de milliers de civils en territoire de Beni (Nord-Kivu) depuis 2014.

Le président Tshisekedi avait promis d'installer l'état-major de l'armée dans l'Est de la RDC et s'était dit "prêt à mourir" pour la paix dans cette région frontalière de l'Ouganda, du Rwanda et du Burundi, en proie à l'instabilité depuis près de 30 ans.

Le Premier ministre a également affirmé que son gouvernement voulait organiser les prochaines élections dans les "délais constitutionnels". Félix Tshisekedi s'y est également engagé ce week-end devant des députés. "Je vous le dis, je vous le confirme : il y aura bien élections en 2023. __On ne s'éternise pas au pouvoir".

L'exécutif était soupçonné par certains acteurs politiques de vouloir retarder les élections, sous prétexte d'organiser au préalable un recensement de la population qui n'a pas eu lieu depuis 1984. "Ce n'est pas un prétexte pour ne pas organiser des élections", a assuré Félix Tshisekedi, en défendant également le projet de recensement.

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