Ouganda
En Ouganda, à mesure que l’élection présidentielle se rapproche, elle aura lieu jeudi 14 janvier, la violence va crescendo. Une violence "indicible et généralisée" clame l’opposition, qui dénonce la répression des forces de sécurité.
Ce mardi, Bobi Wine, principal challenger au président ougandais Yoweri Museveni, assurait que des soldats avaient effectué une descente à son domicile, arrêtant l’un de ses agents de sécurité et battant violemment deux jardiniers.
De nombreux membres de l'équipe de campagne de Bobi Wine sont actuellement en détention. Journalistes couvrant l'opposition, critiques du régime ou encore organisations d'observation des élections auraient, par ailleurs, de diverses manières, été empêchés de travailler.
Ces derniers jours, Facebook a fermé plusieurs comptes de responsables gouvernementaux ougandais. Le réseau social accuse ces personnalités d’interférence dans le débat public. Enfin, ce mardi, le régulateur ougandais a ordonné la suspension des réseaux sociaux avant l'élection présidentielle. Autant de paramètres qui suscitent des craintes pour l'équité et la transparence de ce scrutin.
Arrivé au pouvoir par les armes en 1986, l’indéboulonnable président Yoweri Museveni brigue, à 76 ans, un sixième mandat.
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