Afrique
Confrontés à la chute des prix des matières premières, les pays africains doivent travailler davantage pour rééquilibrer les investissements et la dette. Ils devraient également accélérer le recouvrement des impôts selon le Fonds monétaire international.
La baisse des prix des matières premières en 2015 a sonné le glas d’une décennie de croissance rapide en Afrique. Cette année, le FMI prévoit une croissance de 3,5 % en Afrique subsaharienne, contre 3,8 % en 2018.
“Nous pensons qu’au cours des deux dernières années, étant donné l’ampleur du choc économique, les gouvernements se sont servis du déficit budgétaire pour soutenir l‘économie. Nous pensons qu’il était plus approprié de se servir du bilan du gouvernement pour tenter d’atténuer le coup dur porté à l’économie par la baisse des prix des matières premières”, indique Abebe Selassie, directeur du département Afrique du FMI
Le Nigeria, l’Angola et l’Afrique du Sud, qui représentent environ 60 % de la production économique annuelle de l’Afrique subsaharienne, ont tous été confrontés à des problèmes de croissance.
Abebe a également déclaré que le Nigeria, la plus grande économie d’Afrique, devra augmenter les recettes fiscales, afin de réduire sa dette intérieure et financer le développement des infrastructures.
Il a également cité le Tchad et la République du Congo comme des pays confrontés à des problèmes de viabilité de la dette.
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