Afrique
Pratiquer le journalisme en Afrique demeure une épreuve à haut risque. Le dernier rapport de Reporters sans frontières publié ce mercredi dresse un bilan accablant de la liberté de la presse sur le continent.
Dans le bas du tableau, se retrouvent des pays de l’Est comme l’Ethiopie 150è, l’Erythrée 179è , ou encore Djibouti . RSF note une dégradation de la liberté de la presse assortie des arrestations massives de journalistes d’investigations.
L’ Afrique du Nord, n’est pas aussi logée à la meilleure des enseignes. La couverture du mouvement de protestation sociale au Maroc, a mis en évidence les difficultés des journalistes. Dans cette partie du continent, les pressions administratives et les cadres législatifs limitent la liberté de la presse.
En Tunisie, par exemple, RSF dénonce un projet de loi qui empêche une indépendance de la future instance de régulation. Selon RSF, toutes ces pratiques observées dans cette région démontrent la volonté manifeste des dirigeants à contrôler les médias et traquer les journalistes qui s’attaquent au sujet comme la corruption, la fraude fiscale, les lobbies d’influence ou parfois la couverture de manifestations.
En Afrique subsaharienne, le constat est le même, emprisonnement, musellement des voix dissidentes, ou encore restrictions d’accès aux médias sociaux, autant de contraintes.
RSF estime par ailleurs qu’une mince lueur d’espoir pourrait apparaître en Gambie, au Zimbabwe ou encore en Angola, avec les départs des trois prédateurs de la presse du continent.
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