Guinée
Ce sont quelque 150 tonnes de déchets toxiques que la Guinée s’apprête à déverser dans son ancienne colonie, la France. Un “mouvement assez inhabituel” comme le souligne La Tribune Afrique et qui mérite d‘être souligné.
Cent cinquante tonnes de déchets hautement toxiques seront acheminées dans les prochains jours vers la France. Sortis de la raffinerie d’alumine de Friguia, la plus grande d’Afrique, ces déchets seront d’abord traités puis détruits. C’est l’une des mesures contenues dans l’ambitieux projet de protection de l’environnement dont s’est doté la Guinée, via son ministère de l’Environnement, des Eaux et Forêts. Il s’agit de se débarrasser, d’ici à 2020, des déchets les plus toxiques.
En dépit des coûts souvent élevés du traitement de ces substances nocives, Rusal, le géant russe de l’aluminium et premier producteur au monde du métal dont l’usine se trouve en Guinée, s’est plié à la législation guinéenne pour ne pas mettre en danger la vie de milliers de Guinéens.
A l’inverse, des pays développés décident de minimiser les coûts de destruction des déchets toxiques en les déversant dans des décharges africaines au grand dam de la santé des populations.
Ce qui n’est pas sans rappeler le retentissant scandale du Probo Koala en 2006, dans lequel 600 tonnes de déchets toxiques ont été déversés dans des décharges autour d’Abidjan, tuant des dizaines de personnes et intoxiquant des milliers d’autres. Plus récemment, en octobre 2016, l’affaire du Dirty Diesel impliquant les Pays-Bas et la Belgique qui commercialisent du carburant toxique à huit pays africains a été mise à jour par l’ONG suisse Public Eye.
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