Brésil
Au Brésil, des milliers de contestataires ont battu le pavé à Sao Paulo ce dimanche, non loin du domicile du président intérimaire, Michel Temer.
Les manifestants, issus de plusieurs mouvements syndicaux, refusent le plan d’austérité décidé par le gouvernement, estimant que ce plan est anti-social et va à l’encontre des intérêts des Brésiliens les plus vulnérables.
Guilherme Boulos, président du Mouvement des travailleurs (MTST) : “un président que personne n’a élu et qui veut aussi mettre en avant un ordre du jour que personne n’a voté. Cet ordre du jour s’attaque aux droits sociaux, ce programme de réduction des programmes sociaux que le peuple brésilien subit, personne n’a approuvée cela dans aucun scrutin. Voilà pourquoi les gens contestent ce programme dans les rues.”
Le président intérimaire avait promis des réformes afin de sortir le Brésil de sa léthargie. Pour ses détracteurs au contraire, ces mesures sont plutôt de nature à ronger les espoirs des millions de Brésiliens, qui misent sur les programmes à caractère social.
Pour Edson Carneiro, secrétaire général du groupe de travail Intersyndical, cette manifestation a été organisée “pour tirer vers le bas ce gouvernement et de bloquer un programme qui est absolument néfaste pour le peuple brésilien. Ils veulent mettre fin à l‘éducation publique, la santé publique. En fait, ils veulent arracher les droits sociaux garantis par la Constitution.”
Michel Temer, qui remplace à la tête du Brésil Dilma Rousseff, destituée par le Sénat pour 180 jours, avait quitté tôt ce dimanche son domicile pour Basilia, avant l’arrivée des manifestants.
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