Djibouti
Selon l’OIM, plus de 2 000 personnes ont rejoint Djibouti après la prise, ces derniers jours, par les Houthis, d’une ville portuaire stratégique et d’une île du détroit de Bab el-Mandeb.
Une recrudescence de la violence qui viole le cessez-le-feu de 2022, faisant craindre un retour de la guerre civile au Yémen. Poussant de nombreuses personnes à quitter le pays. Bis repetita pour Hussein Haydara.
''C’est la deuxième fois de ma vie que je suis déplacé. Lors de notre précédent déplacement, nous l’avions prévu et nous nous y étions préparés. Cette fois-ci, nous avons été contraints de fuir soudainement. On a à peine pu emmener nos enfants et le strict minimum. Nous étions terrifiés par les bombardements et les tirs de snipers, et nous avons simplement fui aussi vite que possible par crainte pour nos enfants et les membres de notre famille'', raconte ce déplacé originaire de Hodeidah.
Les autorités de Djibouti ont indiqué apporter une aide d’urgence aux déplacés. Les rebelles houthis, soutenus par l’Iran sont à seulement 32 kilomètres de la base militaire américaine de Djibouti, de l'autre côté du détroit de Bab el-Mandeb.
L’OIM a indiqué que plus de 85 000 personnes avaient été déplacées depuis le début du mois.
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