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L'Iran et Oman s’accordent sur de nouvelles routes dans le détroit d’Ormuz

Une plate-forme de dragage flottante et des navires commerciaux dans la brume du détroit d'Ormuz, 7 septembre 2026.   -  
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AP

détroit d'Ormuz

L’Iran et Oman sont parvenus à un accord sur les détails de nouvelles voies d’entrée et de sortie dans le détroit d’Ormuz, ont indiqué samedi des responsables iraniens.

Les deux pays doivent présenter les résultats de leurs consultations aux États du Golfe lors d’une réunion régionale prévue lundi à Mascate.

Selon une source proche de l’équipe iranienne de négociation, citée par l’agence semi-officielle Tasnim, cet accord a été conclu à l’issue d’« intenses discussions techniques et diplomatiques » entre Téhéran et Mascate, qui se sont achevées fin août.

Dans le cadre de cet accord, la voie d’entrée vers le Golfe se situerait entièrement dans les eaux territoriales iraniennes. Une partie de la voie de sortie passerait également par les eaux relevant de la souveraineté de l’Iran.

La source a précisé que ces routes seraient exploitées selon les dispositions mises en place par l’Iran. La voie maritime méridionale serait, quant à elle, fermée une fois le nouveau dispositif opérationnel. Selon Téhéran, les États-Unis avaient insisté pour que cette route méridionale reste ouverte.

Les autorités iraniennes ont toutefois souligné que cet accord ne constituait pas une réouverture du détroit d’Ormuz. L’Iran affirme avoir transmis aux États-Unis sept conditions à remplir avant toute reprise normale de la navigation. Selon la même source, le détroit restera fermé tant que ces conditions ne seront pas satisfaites, et toute décision de réouverture dépendra du comportement de Washington.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a indiqué vendredi que les ministres des Affaires étrangères des pays riverains du Golfe se réuniraient lundi à Oman pour échanger sur plusieurs questions régionales, notamment les discussions entre l’Iran et Oman concernant la mise en place de voies de navigation sûres dans le détroit d’Ormuz.

S’exprimant samedi sur Al Jazeera, M. Baghaei a déclaré que la réunion devrait réunir, « espérons-le », les ministres des Affaires étrangères des États du Golfe, ainsi que ceux de l’Iran et de l’Irak.

« Nous allons notamment informer les délégations des résultats des consultations entre l’Iran et Oman concernant le passage sécurisé des navires dans le détroit d’Ormuz », a-t-il déclaré, rappelant que les deux pays avaient mené ces discussions en tant qu’États riverains du détroit.

À la fin du mois dernier, l’Iran et Oman avaient annoncé dans un communiqué conjoint avoir échangé sur un projet de cadre progressif prévoyant notamment la création temporaire d’un corridor maritime commun dans le détroit.

Après les frappes américano-israéliennes menées contre l’Iran le 28 février, Téhéran avait restreint la circulation dans cette voie maritime stratégique, tandis que les forces américaines avaient instauré un blocus naval visant les navires à destination ou en provenance des ports iraniens.

Situé entre l’Iran et Oman, le détroit d’Ormuz relie le Golfe au golfe d’Oman et à la mer d’Arabie. Il constitue l’un des principaux passages maritimes mondiaux pour les exportations de pétrole et de gaz. Sa sécurisation est donc cruciale pour le commerce énergétique international, tandis que les tensions entre Téhéran et Washington continuent de peser sur la navigation dans cette zone stratégique.