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Algérie : les funérailles d’Ayoub, 10 ans, retrouvé mort dans un puits

Funérailles d'Ayoub, un garçon de 10 ans resté coincé pendant plusieurs jours dans un puits, à El Bayadh, en Algérie, 6 septembre 2026.   -  
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Algérie

Le temps du sauvetage a laissé place à celui du deuil. À Ghassoul, dans le sud-ouest de l’Algérie, une foule de proches, de voisins et d’habitants s’est réunie pour les funérailles d’Ayoub, dix ans.

Le cercueil de l’enfant a été porté par des agents de la Protection civile, les mêmes équipes qui avaient tenté pendant quatre jours de le ramener vivant à la surface.

L’enfant avait été retrouvé mort samedi, après être tombé dans un puits situé près de son domicile, dans la commune désertique de Brezina, à quelque 550 kilomètres au sud d’Alger. Sa disparition avait suscité une vive émotion dans tout le pays et de nombreux appels au secours avaient circulé sur les réseaux sociaux pendant les opérations.

Selon son oncle, Abdelhak Hadef, Ayoub se trouvait avec son frère au moment de l’accident. « Le jour de l’accident, il marchait avec son frère, qui était juste devant lui. En passant au-dessus du puits, qui avait été recouvert de terre, il s’est arrêté dessus. Le sol s’est effondré sous ses pieds. »

Pendant quatre jours, les secouristes ont tenté d’atteindre l’enfant. Le puits, à sec et creusé selon des méthodes traditionnelles, mesurait environ 80 mètres de profondeur pour seulement 40 centimètres de diamètre. Ayoub était en outre coincé sous une importante épaisseur de terre, rendant toute intervention directe particulièrement périlleuse.

Les secours avaient donc entrepris de creuser une vaste excavation à proximité du puits à l’aide d’engins de chantier, afin de tenter de rejoindre l’enfant par un autre accès. Mais samedi soir, la Protection civile a annoncé que « l’enfant avait été retrouvé et repêché sans vie ».

Aux funérailles, la douleur s’accompagne désormais d’un appel à la vigilance. Saad Mouaness, un voisin de la famille, dénonce le danger que représentent ces puits lorsqu’ils ne sont pas correctement protégés. « Toute personne qui possède un puits doit le couvrir ! Même sans savoir à qui il appartient, aidons-nous et communiquons pour sécuriser ces ouvertures. »

La mort d’Ayoub relance ainsi les préoccupations liées à la sécurisation des puits traditionnels, notamment dans les zones rurales et désertiques.

À Ghassoul, l’heure est toutefois au recueillement : après quatre jours d’attente et d’espoir, la communauté a accompagné l’enfant vers sa dernière demeure.

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