Haïti
En Haïti, les autorités sont accusées d’inertie face aux gangs, après que 47 personnes ont été tuées et plus de 50 autres enlevées lors d’une attaque perpétrée en début de semaine à Kenscoff, près de la capitale.
Des hommes armés contrôlent environ 70 % de Port-au-Prince ainsi que de vastes étendues de territoire dans la région centrale d’Haïti et au-delà.
"Les gangs ont tué de nombreuses personnes chez elles ; des familles entières ont perdu la vie là où elles vivaient. Dans un cas précis, des membres d’un gang ont enfermé des gens dans une maison et y ont mis le feu alors qu’ils s’y trouvaient encore. On a également recensé de nombreux enlèvements et cas de personnes retenues captives", a déclaré le maire de Kenscoff Jean Massillon.
Des otages que le chef de gang menace d’exécuter en cas d’attaque de ses positions par la police haïtienne. C’est l’un des plus importants enlèvements de masse survenus en Haïti ces dernières années.
"Les bandits ont causé beaucoup de dégâts ; ils ont tué de nombreux jeunes hommes dans la région", raconte Kenson Paul, habitant de Kenskoff.
Cet incident intervient alors qu’Haïti doit organiser des élections le 13 décembre, les premières depuis une décennie.
La violence des gangs a provoqué le déplacement d’un nombre record de 1,5 million de personnes à travers Haïti, où plus de 3 000 personnes auraient été tuées entre janvier et juin et 1 400 autres blessées, selon les statistiques de l’ONU publiées mardi.
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