Afrique du Sud
Massés dans de ce campement de fortune près de Durban, ces Malawites attendent de pouvoir prendre la route vers leur pays.
Au moins trois de leurs compatriotes sont décédés dans ces violences xénophobes nourries depuis plusieurs semaines par des groupes anti-immigration. Vendredi soir, plus de 2 000 personnes faisaient encore la queue pour être enregistrées à l'extérieur du camp des milliers d'autres se trouvaient à l'intérieur. Cet homme qui a souhaité rester anonyme raconte son calvaire : Ces gens-là, les locaux, ils promettent de tuer le 30 juin ; donc, moi en particulier, là où j’habitais, je ne suis pas en sécurité parce que je vivais dans un endroit où mes voisins sont des Zoulous. Alors, chaque jour, quand je me réveillais et que j’essayais d’aller acheter quelque chose à manger, ils nous harcelaient et menaçaient de nous tuer et de nous faire du mal, et c’est pour ça qu’aujourd’hui, j’ai décidé de rejoindre nos frères pour rentrer chez nous.
Au total, 15 162 ressortissants malawites ont fait l'objet d'une procédure d'expulsion ou de rapatriement 90 % d'entre eux étaient en situation irrégulière ou munis de passeports périmés.
Face à la montée des tensions, plusieurs pays africains ont organisé des rapatriements volontaires : le Malawi, le Ghana, le Nigeria, le Mozambique, le Zimbabwe, le Kenya et la République démocratique du Congo ont ainsi rapatrié des milliers de leurs ressortissants. Les autorités sud-africaines se sont engagées à réprimer toute tentative visant à déstabiliser le pays lors des marches anti-immigrés prévues mardi
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