Liban
Des milliers de familles libanaises ont fui les bombardements dans le sud du pays et la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. Réfugiées dans des camps de fortune, notamment sur le front de mer de la capitale, elles vivent dans des conditions précaires, sans accès suffisant à l’eau ou à l’électricité.
L’annonce d’un cessez-le-feu de deux semaines entre Washington et Téhéran avait suscité un espoir. Mais le Liban ne serait pas concerné par cet accord, laissant les civils dans l’incertitude.
« Ils ont dit qu’il y aurait un cessez-le-feu en Iran pendant deux semaines, mais ici, nous ne savons toujours rien. Nous continuons à prendre le risque de retourner chez nous temporairement, parce que, comme vous pouvez le voir, il n’y a ni eau, ni électricité, rien… juste de quoi préparer un peu de nourriture et survivre », témoigne Zainab Daher, déplacée de la banlieue sud de Beyrouth.
Des frappes qui se poursuivent
Sur le terrain, les frappes israéliennes continuent de viser le sud du Liban, notamment les zones proches de la ville côtière de Tyr. Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé que les échanges de tirs allaient se poursuivre, le Liban n’étant pas inclus dans la trêve, contredisant certaines informations évoquant une médiation internationale.
Depuis la reprise des combats le mois dernier, plus de 1 500 personnes ont été tuées, selon le ministère libanais de la Santé. Plus d’un million d’habitants ont été déplacés.
Colère et incompréhension des déplacés
Dans les camps, la frustration grandit face à une guerre que beaucoup estiment ne pas être la leur.
« Le Liban est entré dans une guerre qui ne nous concerne pas. Et il n’est pas juste qu’elle s’arrête là où elle a commencé, en Iran, alors qu’un acteur reste impliqué ici. Si les violences ne cessent pas aussi au Liban, le problème reviendra inévitablement à l’Iran. Nous avons déjà vécu une guerre de soutien, et aujourd’hui, c’est la même situation qui se répète », explique Fadi Zidane, déplacé du sud du pays.
Pour les familles, l’attente d’un cessez-le-feu élargi reste la seule perspective, avec l’espoir de pouvoir rentrer chez elles en sécurité.
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