Nigéria
Couleurs vives, costumes spectaculaires et musique entraînante : le carnaval Fanti a une nouvelle fois animé les rues de Lagos, au Nigeria.
Cet événement emblématique, aussi appelé carnaval de Lagos, met en lumière un héritage culturel unique, à la croisée de l’Afrique de l’Ouest et du Brésil.
Chaque année, habitants, touristes et groupes culturels se rassemblent pour assister à des défilés hauts en couleur, mêlant danses, performances artistiques et traditions ancestrales. « Je suis déjà allée au Brésil… J’adore l’énergie et la richesse artistique qu’ils créent. Peu importe que l’on gagne ou non, nous restons tous amis », confie Glamour Sandra, participante fidèle.
Au-delà du spectacle, le carnaval Fanti raconte une histoire profonde. Celle des Afro-Brésiliens, descendants d’anciens esclaves revenus du Brésil au XIXe siècle. Installés à Lagos, ils ont introduit des éléments culturels tels que la samba, certaines pratiques religieuses et l’esprit carnavalesque, désormais ancrés dans l’identité de la ville.
Pour de nombreux participants, cet événement est aussi un devoir de mémoire. « Ce carnaval est très important pour l’histoire de Lagos… Il est essentiel de préserver cela pour les générations futures », souligne Ademola Oduyebo.
Relancé ces dernières années par les autorités locales et les acteurs culturels, le carnaval vise à valoriser et transmettre cet héritage unique. Il s’impose aujourd’hui comme l’un des festivals culturels majeurs d’Afrique de l’Ouest.
Certains appellent toutefois à renforcer les liens avec ses racines. « C’est une culture afro-brésilienne… Nous aimerions voir davantage de collaboration avec le Brésil », explique Kolawole Fatai.
Entre tradition et modernité, le carnaval Fanti incarne ainsi un pont vivant entre deux continents, célébrant à la fois l’histoire, l’identité et la diversité culturelle de Lagos.
02:29
Nigeria : au musée national de Lagos, une galerie rénovée et un patrimoine accessible
Aller à la video
Nigeria : Colère des enseignants après de nouveaux enlèvements d’élèves et de personnel
Aller à la video
Brésil : deux cas suspects d’Ebola placés sous surveillance
Aller à la video
La ville de Bordeaux refuse un legs d'objets africains et préfère les restituer
01:36
Nigéria : les fidèles musulmans rassemblés à Lagos pour l'Aïd-al-Kabir
02:19
RDC : "l'abacost" version Mobutu renaît de ses cendres à Kinshasa