Afrique du Sud
Dans les rues de Durban, la tension est montée d’un cran mercredi. Plusieurs groupes anti-immigrés ont manifesté contre l’accès des étrangers aux établissements publics de santé, les accusant de saturer un système déjà sous pression.
Cette mobilisation s’inscrit dans une vague xénophobe persistante en Afrique du Sud, où la question migratoire alimente régulièrement les crispations sociales et politiques. Le mouvement March & March, à l’image de Operation Dudula, multiplie les actions de terrain. Ses membres se positionnent devant les structures de santé publique, filtrent les entrées et contrôlent les pièces d’identité.
Une pratique dénoncée comme discriminatoire, mais qui gagne du terrain malgré ses conséquences parfois violentes. Jacinta Ngobeze-Zuma, leader du mouvement March & March s'offusque: « Pourquoi continuent-ils à utiliser nos infrastructures publiques ? (…) Faites-les payer pour leurs propres soins de santé s’ils veulent rester dans ce pays. » À Durban, les manifestants ont défilé derrière des slogans comme « reprenons notre pays » ou « non à l’immigration illégale ».
Après avoir ciblé les vendeurs de rue et les élèves étrangers, ces groupes s’attaquent désormais à un secteur sensible, la santé. Face à ces actions, la Haute Cour de Johannesburg a tranché : ces pratiques sont illégales.
Le gouvernement sud-africain, lui, réaffirme que l’accès aux soins reste un droit garanti à toute personne présente sur le territoire, indépendamment de son statut.
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