Tunisie
À sa sortie de la prison de Tebourba, près de Tunis, l’avocat Ahmed Souab a été chaleureusement accueilli par plusieurs de ses proches.
Initialement condamné à cinq ans d’emprisonnement pour avoir dénoncé des pressions politiques sur la justice, sa peine avait été réduite en appel à dix mois, qu’il a entièrement purgés après son incarcération en avril selon ses avocats. Lors du procès collectif qu’il avait critiqué, une quarantaine d’opposants au président Kais Saied avaient été condamnés à des peines allant jusqu’à 45 ans de prison pour « complot contre la sûreté de l’État » et « appartenance à un groupe terroriste ». Ahmed Souab était poursuivi en vertu du décret-loi 54, promulgué en 2022, qui prévoit jusqu’à cinq ans de prison pour la diffusion de « fausses informations ».
Ce texte est vivement critiqué par les organisations de défense des droits humains, qui estiment qu’il sert à faire taire les voix dissidentes. Début février, la rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Mary Lawlor, avait dénoncé une condamnation fondée sur des « accusations sans fondement ». Sa famille avait sollicité une libération pour raisons de santé, sans succès.
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