À Bâle, le carnaval cible Donald Trump avec des lanternes satiriques
À l’heure où l’aube tarde encore, à Bâle, les lampadaires s’éteignent, la foule se tient immobile, puis la musique surgit, portée par les fifres et les tambours. Des musiciens masqués avancent dans les ruelles de la vieille ville, portant d’imposantes lanternes peintes, éclairées de l’intérieur, qui flottent au-dessus des cortèges comme des tableaux ambulants. Cette année, plusieurs lanternes ont pris pour cible Donald Trump, caricaturé en boucher découpant le drapeau américain ou grimé d’un groin de porc. L’ironie est mordante, mais s’inscrit dans une tradition solidement ancrée. Le Carnaval de Bâle, vieux de plus de sept siècles et inscrit au patrimoine immatériel de l’UNESCO, a évolué de rites païens marquant la fin de l’hiver vers une célébration de trois jours où musique, satire et nuits glaciales façonnent l’identité de la ville.